The Expat Observer

L’autre soir j’étais à une petite soirée de départ d’un couple américain –des vrais américains de Nashville. Les gens étaient un peu plus âgé que moi, et l’appartement dans lequel la fête avait lieu était bien plus meublé que le mien.

En fait, en dehors du statut d’expatrié, je ne sais pas si je partageais beaucoup avec les gens présents.

C’est peut-être comme les cheminots ou les intermittents. On croit en avoir une représentation mais c’est en fait bien plus hétérogène.

Comment savoir à qui vous avez affaire?

Il y a plusieurs indices assez visibles:

1/ Les meubles :

Généralement, sans le soutien d’une entreprise, sans être donc « détaché » de son pays par une entreprise, les gens ne transportent par leurs meubles avec eux à chaque installation à l’étranger. Par ailleurs, quand on ne sait pas pour combien de temps on s’installe, on est toujours un peu réticent à acheter un buffet normand (ou indien, c’est selon). Du coup, on se retrouve dans des décors désolés et/ou minimalistes. Chez moi, les 120 mètres carrés sont presque vides. Quand je vois des appartements pleins de livres, de photos, ou même de disques, je trouve ça incroyable et merveilleux.

2/ Le réfrigérateur :

En Inde, comme partout ailleurs, les produits importés sont plus chers que les produits locaux. Or bien souvent les produits locaux indiens n’ont rien de comparables avec les produits locaux canadiens, italiens, français, you name it…

Certains pays, aux Etats-Unis par exemple, vous trouverez des produits locaux similaires à ceux de votre quotidien européens dans le commerce. Parfois la ressemblance est surfaite, et le produit n’a rien de comparable avec l’original. Mais enfin on s’égare.

Tout ça pour dire qu’en Inde, si vous dans votre réfrigérateur le moindre truc qui peut ressembler à ce que vous auriez eu dans votre réfrigérateur « back home », c’est que vous pouvez vous permettre de faire quelques frais puisqu’il y a de fortes chances pour que ces produits viennent justement de votre mère patrie à Bombay. Ici, on ne les fabrique pas. Donc ils coutent le prix qu’ils couteraient chez vous + le transport. Faites le calcul.

Il y a quelques exceptions : la mozzarella de Delhi, le « champagne » de la vallée de Nashik, les M&Ms,…

Mais je peux vous dire que lorsqu’un soir de pendaison de crémaillère j’ai vu de la coppa dans un réfrigérateur, j’ai compris que j’étais potentiellement chez un millionnaire (en roupies).

3/ Le pouvoir d’achat :

Si comme moi vous avez croisé un type qui vous a dit « attends mais le top quand t’es Inde, c’est de te faire des weekends au Kenya, c’est tellement pratique », si comme une autre connaissance à moi vous avez entendu une jeune femme dire : « je me fais souvent des petites virées shopping à Dubai, c’est tellement la porte à côté », vous avez donc fait l’expérience d’une conversation qui révèle quelques différences entre le mode de vie de votre interlocuteur et le vôtre. Personellement, un weekend de luxe inclue un brunch sur le bord de mer et un trajet en taxi au lieu du train ou du rickshaw. #SimpleJoys

4/ Le costard :

A chacun son ramage, à chacun son plumage. L’expat qui travaille en ONG/entreprise sociale porte souvent un tee-shirt No Nasties (une marque fair trade de Bombay). L’expat haut de gamme arrive en soirée en costard (et là, compassion, car il fait encore trente degrés à 22h). L’expat el Moustacho a perdu 10 kilos suite au régime indien et nage donc dans ses fringues. Etc…

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One thought on “The Expat Observer

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