Gay Marx

Etre gay en inde: est-ce une histoire de classe ?

Il y a quelques semaines, je travaillais sur un sujet sur le festival du film LGBTQ de Bombay et j’ai interviewé plusieurs activistes dont un vieux de la vieille qui me disait que le sida continuait à progresser à cause des riches gays qui croient que leur sexualité est plus clean, se sentent moins stigmatisé… Je n’y ai pas accordé trop d’importance, mais je me rends compte aujourd’hui que certaines figures médiatiques de la communauté gay de Bombay sont issues des plus grandes familles de la ville. Elles paradent emperlousées et avec mille jolis accessoires sans se cacher. Ils s’assument et fréquentent des gens qui les acceptent pour ce qu’ils sont, ou ferment les yeux.

A contrario il y a ce jeune homme des bidonvilles que j’ai croisé, il est gay et va très bientôt vivre un mariage forcé très douloureux avec une jeune femme de sa communauté. Même pour lui, son homosexualité n’est pas évidente. Il la connaît, il connaît les risques liés à une sexualité libre dans un milieu considéré comme « à risques » –je l’ai rencontré dans un centre de dépistage, mais il ne pourra pas lui-même « s’avouer gay ». Pour son entourage, l’homosexualité n’existe pas, ou est un terme qui rassemble pédophilie, usage de drogues, prostitution, maladies diverses…

Gay riche, gay pauvre : tous sont aujourd’hui sous le coup de la loi mais leurs expériences de la criminalisation d’une activité homosexuelle sont radicalement opposées.

 

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