Et encore une chose

 

Je tiens beaucoup à cette idée de “banalité du mal” développée ici hier. Je crois que c’est la principale chose à garder en tête quand on réfléchit aux attentats de Paris.

Et donc pour ceux qui n’auraient pas compris – voici les mots du “spécialiste du terrorisme” Yves Trotignon (dans le Télégramme):

Dire que les jihadistes sont des fous est faux et réducteur. Cela empêche aussi de se poser les bonnes questions, d’étudier les motivations, les raisonnements, leurs constats. Comment peut-on espérer vaincre une idéologie que l’on ne comprend pas ? Comment bâtir un contre-discours, des argumentaires, envisager le point de vue de l’adversaire en partant du principe que des dizaines de milliers de guérilleros, du Sahel aux Philippines, relèvent simplement de la psychiatrie ? Cela évite encore de nous mettre face à nos contradictions, que pointent les terroristes qui nous accusent perpétuellement de pratiquer le « double standard », de défendre la démocratie mais de tolérer des alliances avec des régimes parfois très autoritaires ?

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