Football Frenzy

Si vous lisez France Football, c’est que vous êtes vraiment quelqu’un de formidable, et que vous avez pu découvrir un merveilleux papier du brillant jeune journaliste Noé Garel. Et dans ce papier, vous avez appris le lancement de l’Indian Super League: un nouveau championnat de foot en Inde qui réunit fraîcheurs indiennes et brésiliennes, joueurs entre deux âges étrangers et stars internationales ayant passé la trentaine.

Bref, le premier match à Bombay avait lieu hier soir et je voulais absolument y aller. Il fallait une sacrée motivation pour sortir de l’air climatisé pour la chaleur post mousson et envisager un périple en train jusqu’à la nouvelle ville de Bombay, Navi Mumbai, c’est à dire dépasser des fosses sceptiques à tire larigot, changer de trains, affronter la semi-heure de pointe..

Bref, finalement j’arrivai à bon port avec El Moustacho. Il était retombé en enfance et frôlait la crise d’hystérie simplement parce que David Trezeguet jouait ce soir…  “Mais tu te rends compte je le voyais jouer quand j’étais petit!” – oui alors moi j’ai vu chanter Lorie quand j’étais petite et je n’ai pas tellement envie de retenter l’expérience…

Là un phénomène typiquement indien se produisit: alors que tout est toujours négociable, c’est quand vous avez vraiment besoin de quelque chose qu’il devient impossible de s’arranger. Ceci est valable pour les chauffeurs de rickshaws, les autorités indiennes, et maintenant on le saura, les mecs qui gèrent les entrées au stade.

Je pensais faire entrer el Moustacho sur mon pass media: impossible.

Après moult tergiversations, cris, protestations… J’ai fini par aller seule dans le carré média et heureusement, là, j’ai pu négocier un spot pour mon cher et tendre (on peut donc bien toujours tout négocier, mais il faut être au bon endroit).

Malgré les tshirts, vuvuzelas, bannières et tout l’attirail en place, le public a été particulièrement indiscipliné. De ce que j’ai vu du match, Trezeguet n’a presque pas touchées ballon, c’est un Nigérian, Dudu, qui a assuré le show pour leur club, Pune. En face Bombay a réussi à placer Moritz, un Italien surexcité qui a marqué un paquet de buts, et Letzelter, un Français bien de chez nous qui n’a marqué qu’un but mais qui était chaud patate sur le terrain, fumant même. Ljungberg qui joue aussi pour Bombay est sorti pour les 20 dernières minutes et a eu l’air plus en forme que son “old pal” Trezeguet.

Un match qui se termine par 5-0 ce n’est pas très amusant mais c’était une bonne mise en jambes. En même temps, puisque tout le monde se levait à tous bouts de champs et marchaient entre les gradins (la distribution de nourriture gratuite a été une erreur fatale), on ne voyait pas grand chose du terrain…

A la conférence de presse post-match, qui devrait être rebaptisée “la foire au bullshit et à la perte de temps”, les coachs n’avaient pas grand chose à dire (comment défendre un score nul face à 5 but pour l’italien , difficile mission du coach Franco Colomba, un playboy italien de 59ans, super sexy dans sa veste croisée). Je donne quand même un point pour l’effort à notre ami André Moritz pour cette jolie idée (je cite sans (trop de) fioritures): “pour moi cette équipe c’est comme une famille, parfois c’est vrai que comme on ne parle pas la même langue, c’est dur de se comprendre, mais le football est une langue universelle, et une langue d’amour“. Bravo. Grand monsieur.

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One thought on “Football Frenzy

  1. Pingback: Football Ashram ou football Champagne - Bombay, Ville Monstre

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